
Le temps passe, les années filent. Quand une nouvelle année commence, on se demande toujours si elle apportera la paix et le bonheur à chacun… Fermez les yeux et faites un voeu !

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Noël, c’est l’anniversaire le plus célèbre. C’est la fête du bonheur, de la joie et surtout de l’amour! Chaque moment passé avec les êtres chers est indispensable à notre épanouissement et à notre bonheur. Noël nous réserve tous des surprises de toutes sortes: que ce soit des paroles douces, ou des amis à la porte; une belle soirée tranquille, ou de beaux cadeaux utiles. Que ce Noël soit rempli de joie!
Que vous souhaiter de mieux que: Dans votre vie: la santé, dans vos affaires: la prospérité, et beaucoup d’amour tout au long de cette Nouvelle Année 2010.
Cuisineo
Les frères Jacques et Laurent Pourcel investissent cette semaine leur restaurant le D’Sens, pour entraîner les gourmets de Bangkok dans une véritable odyssée gastronomique. Alors que l’hôtel Four Seasons célèbre ces jours-ci la cuisine internationale, les jumeaux virtuoses entendent faire vibrer les papilles au rythme du savoir-faire français |
Cette semaine, le D’Sens entraînera les gourmets de Bangkok dans une véritable odyssée gastronomique (Photo courtoisie D’Sens)
Les gastronomes de Bangkok ne vont plus savoir où donner de la tête cette semaine. Alors que l’hôtel Four Seasons organise son rendez-vous annuel de chefs du monde entier dans le cadre du “World Gourmet Festival”, Jacques et Laurent Pourcel (3 étoiles Michelin de 1998 à 2005) viennent du 6 au 11 octobre pour animer les fourneaux de leur restaurant le D’Sens, logé au 22e étage de l’hôtel Dusit Thani, et proposer une semaine intitulée ”All Senses – A Gastronomic Odyssey“.
Les Frères Pourcel en force pour encenser la gastronomie française
Accompagnés de leurs lieutenants, Kotaro Hasegawa (classé 6ème au Bocuse d’Or 2007 et chef du restaurant Sens & Saveurs à Tokyo), Yannis Kherachi (chef sommelier du Jardin des Sens à Montpellier), les chefs Philippe Keller (2e chef du Dusit Thani) et Julien Lavigne, (chef du restaurant D’Sens), et Slawek Golaszewski (pâtissier en chef du Dusit Thani), ils invitent les fins gourmets de la capitale thaïlandaise à vivre durant six jours une expérience culinaire unique où la cuisine est une affaire qui relève de tous les sens.
Chaque journée sera composée de repas allant de 4 à 8 plats, des ateliers de cuisine, de thé et de pâtisserie ainsi que des soirées cocktails.
A chaque jour, ses saveurs nouvelles
Dès demain, les Pourcel rendront hommage à leur région d’origine : la Champagne-Ardenne. Mercredi, le jeune chef japonais Kotaro Hasegawa fera partager sa vision de la gastronomie française. Le soir, il s’associera aux frères Pourcel pour proposer un fastueux dîner composé de 7 plats ! L’Odyssée des sens arrivera à son apogée jeudi avec, tout au long de la journée, un hommage à la méditerrannée qui se terminera en apothéose le soir par une démonstration de force des deux frères qui s’exprimeront au maximum de leur art. Au menu, pas moins de huit plats pour huit découvertes, avec notamment des Langoustines rôties à l’orange et aux épinards et son bouillon de bisque de homard.
Le vendredi sera consacré aux dames avec un atelier et un déjeuner consacré à la nourriture légère et bio, ou “comment être belle sans se priver ?“. On retrouvera le soir les chefs Pourcel associés avec le chef du D’Sens, Julien Lavigne, pour cuisinier des spécialités alsaciennes.
La soirée de samedi rassemblera tous les chefs de l’odyssée pour un “Gala for All Senses”, qui aura pour invitée d’honneur l’épouse du Prince Vajiralongkorn, la Princesse Srirasmi. Enfin, la journée de dimanche mettra en avant l’art du thé, afin de terminer cette semaine du goût sur une note des plus délicates.
Cette Odyssée gastronomique des sens a pour ambition d’être ni plus ni moins “le plus grand événement en la matière à Bangkok“, comme le souligne le Chef Philippe Keller, numéro deux de l’hôtel Dusit Thani. De toute évidence, le Dusit Thani a pour objectif de faire de l’ombre au fameux “World Gourmet Festival”, la semaine gastronomique annuelle organisée depuis 10 ans par l’hôtel Four Seasons et qui réunira à partir d’aujourd’hui dix chefs venus de tous les continents, dont le Français François Payard, reconnu comme l’un des meilleurs chefs pâtissiers du monde.
Quentin WEINSANTO (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 5 octobre 2009
Réservations : 02 200-9000 ext. 2499 ou thomas.deledalle@dusit.com
Voir aussi les détails des menus sur le site du Dusit Thani Bangkok
Pour voir le programme du World Gourmet Festiva
Après quatre semaines de compétition culinaire acharnée, ce lundi soir, les finalistes des quatre grandes régions françaises définies à l’arrache par M6 vont s’affronter en prime.
Au menu, les trois garçons et l’unique finaliste femme devront cuisiner en public dans un marché, puis préparer un buffet de mariage et enfin nous assisterons EN DIRECT à la dernière épreuve qui opposera les deux candidats encore en course.
Bref, on n’est pas couché…
Pour se remémorer les précédentes étapes des dîners, voici une petite revue des forces en présence…
Grégory, le sympathique lyonnais, qui, il faut s’en souvenir, avait gagné la première semaine de dîners diffusée par la six, a emporté la finale de l’Est en devançant devant Georges Blanc et Cyril Lignac, Claude, le gastronome adepte de la cuisine traditionnelle. Il a obtenu à cette occasion la note de 7,8/10.
Jean-Yves, l’adepte de la cuisine traditionnelle qui a dîné à la table des plus grands chefs et qui a quand même proposé « une soupe VGE » à ses adversaires, avait, lui, devancé l’original Christophe, qui s’était tiré une balle dans le pied avec un dessert salé, qui avait désarçonné les chefs. Avec un 7,6 /10 décerné par les Frères Pourcel et Cyril Lignac, contre 5,8/10 pour Christophe, il avait démontré ses qualités de cuisinier dans la finale du Grand Sud.
On pourrait certainement lui reprocher de manquer un peu d’originalité dans sa cuisine.
Maxime avait, lui, souffert face à Solenne dans l’épreuve finale des candidats du Nord Ouest. Mais le Nordiste, Maxime est dunkerquois, avait finalement écrasé la bretonne, malgré ses fréquents retards. Marc Meurin et Cyril Lignac lui avaient décerné un énorme 8,3/10.
Maxime pourrait pâtir en grande finale de son manque d’organisation.
Au terme d’une soirée plus guindée que les précédentes, Flore, traiteur à Paris, avait devancé la froide Pilar en finale sous les yeux de Jean-François Piège avec une moyenne de 7,8/10.
Les qualités culinaires de Flore sont indéniables et la seule femme de l’aventure sera à mon avis une concurrente de taille, même si elle avait également eu du mal à gérer le chronomètre lors de la finale.
Mathématiquement, Maxime domine pour l’instant la compétition avec son excellente note, il est suivi par Flore et Grégory, et Jean-Yves est le dernier de ce classement provisoire. Mais on peut penser que certains combats ont été emportés faute d’adversaires réellement performants et que face à un jury identique des écarts pourraient se creuser entre les plus fins gastronomes de la six.
(Source: M6)
Pas de bonnes recettes de cuisine sans bons produits. C’est la pensée gourmande contenue dans «Le festin bretonde Nathalie Beauvais». Le dernier livre de cuisine de la chef lorientaise rend ici hommage aux producteurs locaux qui l’accompagnent depuis 20 ans.
Un CD de musique dans un bouquin de recettes, drôle d’idée non?
Pas du tout, Yves Ribis, guitariste et créateur du groupe ArzNevez, a sélectionné treize morceaux qui peuvent accompagner la préparation, le déroulement des repas et la digestion. Avec cette musique, on sent encore plus la Bretagne dans nos assiettes. De plus, il parle de musique comme je parle de cuisine. On ne pouvait que s’entendre.
C’est quoi, pour vous, un festin breton?
Pour moi, l’idée d’un festin breton est un bon repas, pas forcément compliqué mais avec des bons produits, un cuisinier qui met du coeur dans la marmite, une ambiance sympa. Avec un musicien, ça devient un festin parfait.
Vous rendez hommage à tous les producteurs qui travaillent avec vous. Pourquoi?
Je ne l’avais encore jamais fait dans mes autres livres: parler de mes secrets, de ces femmes et hommes artisans du goût qui me permettent de faire une cuisine simple avec de bons produits. Il y a Gildas Le Minor (broderie bretonne), les crêpes et galettes d’Yvane Postic (Inguiniel), les légumes bio de René Kermagoret (Kervignac), les légumes oubliés de Simone Heldrich (LeSaint), les huîtres de Michèle et Didier Militon (Quiberon), le poisson de Stan Besnard (Lorient), l’andouille de Guémené d’Evelyne et Michel Guillemot, les poulets et volailles de Michel et Guy Picarda (Inzinzac-Lochrist), le fromage de chèvre de Reine et Christian Bolloré (Querrien), jus de pomme, cidre et pommeau d’Anne et Eugène Le Guérroué (Guidel), la laiterie Le Gall et les fraises de Nathalie et DanielAndré (Plouay). À chaque produit, je propose le portrait du producteur et plusieurs recettes. En tout, le livre en contient61 (dont une proposée par chaque producteur).
Avez-vous constaté des nouvelles tendances dans la façon de manger, de cuisiner?
J’ai toujours aimé les légumes. Aujourd’hui, c’est dans l’air du temps. Les producteurs avec qui je travaille font tous attention à l’environnement. Beaucoup travaillent en bio. Et ça depuis très longtemps. Les tendances du manger sainement ne sont pas nouvelles chez nous. Il y a évidemment les fidèles lecteurs qui achètent tous les livres. Et puis ceux qui se sont mis à cuisiner quand ils ont ouvert un de mes ouvrages: ça, c’est un beau cadeau pour moi.
Que pourriez-vous nous proposer comme festin breton aujourd’hui?
En entrée, pourquoi pas des rouleaux d’épinard au tartare de boeuf à l’huître. Ensuite, je ferais bien des filets de rougets rôtis à l’orge cuisiné aux artichauts. Et en dessert: un far au jus de pomme avec un coulis de fraise. Pratique «Le festin breton de Nathalie Beauvais» sort à la mi-octobre aux éditions Trop Mad, distribué par Coop Breizh. 176 pages, CD musical. Prix: 31 €. Du même auteur: Bretagne gourmande (2004), Trop mad (2006), Mangez breizh (2007).
Joël Robuchon déclarait récemment : “La grande cuisine m’emmerde !” Trop snob ? Trop guindée ? Certaines tables, parmi les plus réputées, sont au contraire connues dans le milieu pour la convivialité, la décontraction et la bonhomie du chef. Une visite au restaurant Guy Savoy, où pas moins de quinze nationalités sont représentées dans l’ensemble du personnel, en cuisine et en salle, suffit à le prouver. Ce n’est pas un restaurant : c’est une véritable tour de Babel, à quelques centaines de mètres de l’Arc de triomphe.
Chaque vendredi à 8 h 45, le personnel de cuisine du restaurant – trois étoiles Michelin depuis 2002 – se réunit autour du passe pour un casse-croûte préparé à tour de rôle par deux membres de la brigade. Ils sont une vingtaine, commis, chefs de partie, sous-chefs, tous très jeunes, venus de pays différents.
Vendredi 4 septembre, la tâche de présenter la cuisine de leur pays incombe à Julius, un Suédois entré dans l’équipe depuis sept mois, et à un vétéran qui se présente sobrement “Jean, Congo Brazza.”
Julius explique : “En Suède, le smörgasbord est un repas avec différentes préparations de harengs, de poissons fumés, de salaisons, de plats chauds et de fromages.” Sur le passe, entre la cuisine et l’office, il a disposé des harengs marinés aux oignons, ou bien assaisonnés à la moutarde et à l’aneth, des maquereaux, un peu d’anguille fumée avec des galettes de pain de seigle croquantes. Jean a préparé des chaussons à l’ananas.
Ce rituel du vendredi a été institué par Guy Savoy depuis plusieurs années pour souder une brigade composée, comme le personnel de salle, de nombreux étrangers : “Ils présentent chacun à leur tour les plats typiques qu’ils aiment. On en parle librement, et lorsque Mousse, le plongeur marocain, prépare le couscous, c’est un événement.” D’ici là, la brigade aura goûté la cuisine d’Argentine et de Colombie, du Portugal et d’Angleterre. Rachel, une jeune stagiaire, originaire du Surinam, arrivée de Hollande depuis une semaine, se demande ce qu’elle pourra bien préparer lorsque son tour viendra.
Pour Laurent, originaire du Var, qui dirige la brigade avec Michel, natif de Chablis, “partager ses propres saveurs nationales avec ses collègues est un moment essentiel de l’intégration de l’équipe”. Surtout lorsque ce sont des apprentis ou des commis qui ont cette charge. Cela peut-il aller jusqu’à influencer la cuisine de l’établissement ? “Je ne le crois pas, assure Laurent, mais cela ouvre utilement la palette des goûts de chacun.” La cuisine, à ce stade, est vécue comme une forme de liberté, parmi des contraintes multiples.
Guy Savoy ajoute : “La cuisine, c’est comme le rugby ; avec des joueurs très différents – un demi de mêlée et un pilier – on doit faire une équipe homogène.” Il cite son propre exemple. Son père, d’origine helvétique, et sa mère, dauphinoise et cuisinière, lui ont enseigné le goût de la poire à botzi, de la moutarde de bénichon et de la cuchaule (brioche safranée), spécialités de Fribourg, mais aussi celui des plats mitonnés. Deux traditions qu’il restitue aujourd’hui dans un jarret de veau braisé, suave et onctueux, véritable appel à la nostalgie de l’enfance.
Le patrimoine culinaire et le goût sont pour Guy Savoy des valeurs à privilégier. Sans jamais omettre le style. C’est celui de l’homme même, avec ce visage de patricien, ombré d’une barbe légère. Une finesse qui recherche l’essence du goût, l’épure. Guy Savoy est un homme de terroir, tempéré par l’humour. Tout cela est exprimé avec une sorte d’affirmation positive, sans nostalgie.
La présence de collaborateurs étrangers dans la cuisine et la salle est, à ses yeux, un atout. Et de citer l’exemple de Sandrine et Lauriane à l’accueil, l’une d’origine sénégalaise, l’autre ivoirienne. “Nous avons deux Taïwanaises en pâtisserie, en salle un Allemand, Hubert, plein d’humour, qui rit de ses propres blagues, et encore un Chinois, un Argentin, un Algérien, un Belge et même un Anglais.”
La présence d’étrangers dans les grandes maisons est une tradition ancienne. C’est une des raisons du rayonnement de la cuisine française dans le monde, en particulier des 5 000 restaurants français de Tokyo, tenus souvent par des Japonais, venus pour la plupart faire un stage en France après leur formation au Cordon Bleu, école très active au Japon. C’est chez Guy Savoy que l’Anglais Gordon Ramsay, l’Américain Thomas Keller et Eyvind Hellstrom à Oslo, tous triplement étoilés par le Michelin, ont appris à créer leur propre style culinaire. Plusieurs membres de l’actuelle brigade ne cachent pas leur intention d’ouvrir un restaurant dans leur pays.
Les candidats à un poste en cuisine sont généralement recommandés. Ils sont choisis pour leur motivation et leur désir de bien faire. Leur progression dans la hiérarchie – commis (1 500 euros par mois), demi-chef de partie, puis chef de partie (2 000 euros) – se fera au rythme des affectations et d’un changement régulier afin de rompre la monotonie des tâches et de recevoir une formation complète. Les commis passeront donc, en principe tous les trois mois, du garde-manger (apprêt de la viande crue, des volailles et des plats froids) aux autres parties : viandes chaudes, poissons, légumes, entrées chaudes.
Les pâtissiers, au nombre de huit, ont une position particulière. Ils partent les derniers le soir, parfois fort tard, et n’arrivent qu’à 10 heures. Sinon, la brigade s’active dès 8 heures, tandis que le personnel de salle, placé sous la direction de Christophe, responsable de la salle, nettoie la “carcasse” après chaque service, sol, nappage, car les tables sont déplacées en fonction des réservations.
Le personnel de salle, recruté par Carole, est aussi composite que la cuisine, et affecté, selon les possibilités, aux différentes nationalités de la clientèle. Chaque jour, les commis de salle nettoient l’argenterie, tandis que les sommeliers s’assurent de l’impeccable netteté des verres. En salle, deux “briefings” d’un quart d’heure se tiennent avant chaque service, à 11 h 45 et 18 h 45, en présence de deux représentants de la cuisine.
Cette organisation quasi militaire a totalement pacifié les relations décrites par Zola, qui étaient parfois difficiles, entre la salle – les “porteurs de gourmettes” – et la cuisine – les “graillonneux” -, deux corps de métiers au seul service du plaisir de la clientèle. Car aujourd’hui, l’ambiance d’un restaurant de luxe dépend de la promptitude, de l’efficacité et de la discrétion du personnel de salle, autant que de la qualité des produits, de la précision des cuissons et de la quasi invisibilité du travail de cuisine.
Guy Savoy recherche parmi les qualités de ses collaborateurs moins une capacité technique qu’un investissement culturel et une soif d’échange qui leur permettent de progresser. Car, pour lui, “la différence saute aux yeux entre celui qui travaille les parures afin d’obtenir un jus délicat et un autre qui n’obtiendra qu’un bouillon”.
Cette observation rejoint les développements de Jean-François Revel dans Un festin en paroles (Plon, 1978), à propos de “l’idée génératrice” et des “principes” qui fondent la cuisine française et sa capacité à s’ouvrir aux saveurs et aux produits étrangers, son universalisme hérité des Lumières. Et de citer le marquis de Cussy, maître d’hôtel de Napoléon qui conseillait aux gourmands, même s’ils n’avaient sous la main qu’une cuisinière picarde, de commencer par l’instruire. C’est ainsi que chez Guy Savoy, un Africain ou un Asiatique pourra, tout aussi bien qu’un Nantais, réaliser un excellent beurre blanc.
Les restaurants français emploient de plus en plus de personnels venus d’horizons divers. Dans les bistrots et brasseries parisiens, chacun peut constater la forte présence du sous-continent indien – Pakistanais et Sri Lankais – et, dans les restaurants de chaînes et les tables plus modestes, celle des Africains et Maghrébins en salle et en cuisine. La mode des cuisines ouvertes, comme La Cagouille, restaurant de poissons, ou bien l’Atelier de Joël Robuchon, contribue à faire prendre conscience de la mondialisation du personnel, même chez les étoilés Michelin.
Pourquoi un appel massif à cette main-d’oeuvre étrangère ? Les professionnels de la restauration traditionnelle mettent habituellement en cause la faible motivation des jeunes Français pour le métier. Les emplois du secteur sont parmi les moins qualifiés de l’économie nationale, 40 % des personnels n’ayant aucun diplôme. On trouve donc des salaires parmi les plus bas, que la baisse de la TVA serait censée rehausser. Un travail harassant, des horaires élastiques en ont découragé plus d’un, sauf les passionnés touchés par la grâce : être Robuchon ou rien !
Un contrat d’études prospectives de la profession a mis en évidence que le secteur (500 000 emplois) permettait à “un public en difficulté d’insertion professionnelle et sociale d’accéder à un premier emploi, puis à une qualification, grâce au développement des CQP (certificats de qualification professionnelle)”. Le chef Gérard Cagna voudrait voir cette qualification étoffée par la création d’un titre d’Officier de cuisine, pour, dit-il, “donner du métier une image valorisante, qui ne soit plus celle de l’émigré de service exécutant un boulot de sous-prolétaire”.
Les mentalités sont en train de changer : beaucoup de chefs pensent que la diversité des personnels peut aussi être une richesse. Gilles Epié, au Citrus Etoile, table raffinée et moderne du 8e arrondissement, a eu longtemps auprès de lui un Kabyle qui était capable à la seule vue d’un plat (viande ou poisson) de juger son état de cuisson : “Il cuisait à l’oeil”, dit-il admiratif. Gérard Allemandou, à La Cagouille (derrière la tour Montparnasse), maintient un style de cuisine naturelle, secondé par Diac, un Sénégalais, qui assure la relève avec de jeunes cuisiniers venus de son village natal. D’autres, nés de parents naturalisés, ont la double nationalité. C’est le cas de Sylvestre Wahid, né au Pakistan, auquel Jean-André Charial a fait appel fin 2005 pour diriger, aux Baux-de-Provence, la brigade de l’Oustau de Baumanière (deux étoiles Michelin), et à son frère Jonathan, pâtissier. Sur la carte d’été 2009, un plat d’agneau parfumé au ras el hanout voisine avec un feuilleté de ris de veau, plat historique de la maison. Dans une France où les minorités revendiquent plus de visibilité, l’exemple de Rougui Dia, née en France mais d’origine peule, est unique depuis qu’elle a été nommée chef au 144, le restaurant d’Armen Pétrossian, dans le 7e arrondissement parisien. La présence aussi en France de nombreux restaurants étrangers entretient une émulation constante. Alain Pégouret, chef du prestigieux Laurent, sur les Champs-Elysées, se souvient d’un jeune Malien auquel il apprit à lever les poissons nobles, soles et turbot. “Il était aussi habile qu’un Japonais, et fut vite nommé chef de partie.”
Ainsi la cuisine française ne doit-elle pas seulement à elle-même son épanouissement formel ; sa force a toujours résidé dans l’accueil qu’elle a su faire aux boutures étrangères.
À la frontière de la Montérégie et de l’Estrie, dans un petit bourg de quelques centaines d’âmes, se cache dans un ancien magasin général un véritable asile pour les gourmands, L’OEuf.
DOUCEURS
Amateurs de chocolats de tradition suisse, de sorbets et de glaces, préparez-vous à vivre un très agréable moment avec les spécialités faites maison!
EMBALLANT /
Une cuisine réellement délicieuse, qui est à présent reconnue comme l’une des meilleures de la région.
DÉCEVANT /
Les toiles d’araignées dans les coins font-elles vraiment partie du cachet d’antan?
COMBIEN? /
Compter de 70 à 80 dollars pour deux personnes, le soir.
QUAND? /
Du mercredi au dimanche, à midi pour des sandwichs, et le soir, à compter de 17 h.
OÙ? /
229, chemin de Mystic, Mystic
450 248-7529
Article de: Bertrand Eichel
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1§ion=21&article=66288
Petit coup de projecteur sur la littérature en tous genres qui tombe des rayons des libraires, pour qu’on en goûte les bonnes feuilles. Histoire d’appâter nos lecteurs, à qui elles auraient pu échapper en librairie. Il y en a sous toutes les formes, pour tous les goûts, tous les âges et tous les styles. Petit coup d’œil aujourd’hui sur l’un des derniers nés, chez Orphie
C’est le plus gros pavé, un peu encombrant d’ailleurs à vue de nez pour les gâte-sauces qui s’y plongeront en pleine action dans leur cuisine. Bouquin à poser sur un lutrin donc (pour éviter d’y mettre des mains pâteuses ou graisseuses). Il serait dommage de tacher les photos de l’ouvrage dont le photographe Roland Bénard entreprend de nous régaler le gastronome notoire. Il s’est ici acoquiné à une certaine Tante Mariette pour livrer les secrets de la gastronomie réunionnaise. Vous me direz qu’il n’est pas le premier, et ne sera sans doute pas le dernier. Mais qui s’en plaindra ? Au moins, on a le choix et celui-là, à y regarder de plus près, et au-delà des images (qui, il faut bien l’avouer ne sauraient nourrir son homme) s’avère substantiel. Sauf peut-être à la rubrique “poissons”, qui pêche un peu par manque de propositions, se limitant aux caris de thon et d’espadon, mais n’oublie pas les crustacés avec extension en civet de zourites, rougails de morue et autre chevaquines qui taquinent toujours agréablement les papilles des convives des bonnes tables créoles. Des tables auxquelles ce livre nouveau permettra de retrouver toute leur authenticité, sans trop stresser aux fourneaux. “Les recettes sont simples et agréables à réaliser” , annonce un préambule parfaitement digeste pour attester de la richesse de notre petit pays métissé, en pages claires et aérées avec icônes sur papier glacé en médaillons. Les recettes sont précises, bien présentées, quasi chrirugicales pour disséquer les ingrédients, les quantités et les actions sans jargonner. Un vrai plaisir pour se lancer à mitonner les spécialités qu’on aime plutôt consommer. Aux reflets des îles, quand on n’a pas de cordons bleus dans la famille. Le beignet de bringelles, le bonbon piment , les guêpes frites pour se mettre en appétit, le cari gros pois citrouille , le massalé de cabri, rougail de grains de jaque ou le cari baba figue boucané pour se régaler, avec toute la hiérarchie des rougails, des bouillons, des brèdes pour enchanter la langue, soit 300 pages précieuses qui n’oublient pas les plats venus de Mada, de Maurice, d’Inde, le manger dans la rue, les douceurs et confitures, les cafés, tisanes et rhums arrangés… De quoi donner envie de cuisiner ! CQFD
M.D.
Culture
La bonne cuisine péi en librairie
CLICANOO.COM | Publié le 22 août 2009
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=218839&page=article
A partir du 26 août, les fans de “Plus Belle La Vie” pourront se procurer “Les recettes du Mistral”, un livre de recettes de cuisine inspiré du feuilleton…Après les serviettes de plage, le jeu vidéo, les vêtements, les DVD, les romans, les disques, la bougie senteur, la montre, la boule lumineuse, le mug, la BD, les boules de Noël… le livre de recettes Plus belle la vie ! Le 16 août sort en librairie “Les recettes du Mistral”, publié aux éditions Marabout. Inspirée de la série, cette bible culinaire présentera 80 “recettes ensoleillées” : grand aïoli, tartare au pesto, ratatouille au thym, tarte aux fraises légère de Johanna, tarte banane-chocolat de Thomas… Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel !
Thomas Destouches avec Télé2Semaines
francehttp://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18479538.html
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