Surnommé le « cuisinier du siècle » par la presse gastronomique, Joël Robuchon, qui détient le record absolu de 24 étoiles Michelin dans le monde, avait été tenté par une semi-retraite en 1996 avant de revenir aux fourneaux et de se constituer un empire.
D’origine modeste, cet homme invariablement vêtu de noir ne se destinait pas à la cuisine. C’est au petit séminaire qu’il y prend goût, en aidant les religieuses à préparer les repas.
En 1960, il est commis au Relais de Poitiers. Meilleur Ouvrier de France en 1976, Joël Robuchon ouvre en 1981 le restaurant Jamin, à Paris. C’est le point de départ d’une ascension foudroyante : il obtient sa première étoile dès 1982 et décroche la récompense suprême, les trois étoiles, seulement deux ans plus tard. Après Jamin, c’est dans son « Restaurant Joël Robuchon », avenue Poincaré qu’il excelle. Mais en 1996, coup de tonnerre : il claque la porte de ce trois étoiles. Il faudra attendre 2003 pour qu’il retrouve le chemin des fourneaux en France, mais pas celui de la haute gastronomie. Son « Atelier de Joël Robuchon » n’a rien à voir avec le « trois étoiles » de l’avenue Poincaré les clients, assis autour d’un grand comptoir, avec vue sur les produits et la cuisine, dégustent une cuisine « simple mais avec des produits exceptionnels ».
Il règne aujourd’hui sur 16 établissements et la moitié de ses 24 étoiles sont des restaurants asiatiques















