Le cinéma et l’art culinaire ont souvent fait bon ménage. Qui n’a pas salivé à la vue du repas somptueux du Festin de Babette? Des plats extravagants que préparait un père aimant dans Eat Drink Man Woman? Cette dimension – le plaisir des sens – est, curieusement, plutôt absente de la vision qu’offre la réalisatrice Nora Ephron (Sleepless in Seattle, You’ve Got Mail) de la vie de Julia Child. Évidemment, la prêtresse de la fine cuisine française en Amérique est présentée ici comme une jouisseuse, une obsédée de la bouffe dont l’esprit semble constamment occupé par le prochain repas à déguster. Mais son rapport avec la nourriture, dans la fabrication des plats, n’est pas rendu de façon aussi convaincante, ni «poétique».
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