Ils sont installés dans le quartier depuis peu, pas forcément comme nouveaux habitants, mais peut-être ne les connaissez-vous pas encore. Ce sont les nouveaux commerçants qui ont créé ou repris différentes enseignes. Nous vous proposons un tour d’horizon de leurs prestations. Premier volet à la brasserie Le Faubourg, tenue par Michel Ciuch et Dorothée Callewert.
Michel Ciuch et Dorothée Callewert ont repris Le Faubourg en mai 2008, à l’angle de la place Désirée-Bouchée et de la rue du Faubourg-de-Roubaix.
Tous les midis, la clientèle afflue d’Euralille pour savourer la cuisine de Dorothée.
Nordistes d’origine, Michel et Dorothée ont tenu différents établissements à Lille, La Madeleine, Wasquehal, sur la côte d’Opale et le dernier, Le Vieux Cageot, durant huit ans à Vendeville. Trente ans de métier, cela veut dire de vrais professionnels, avec un vrai savoir-faire. Même pour dénicher l’établissement: « On cherchait un petit établissement, mais surtout, près d’Euralille. On a trouvé par une petite annonce. Le prix était un peu cher, mais c’est le quartier ! Ca correspondait à ce qu’on voulait. »
Clientèle d’affaire
Après avoir passé de nombreuses années en restauration pure, et avec des salles de cent couverts, Michel et Dorothée voulaient plus petit, genre brasserie. Mais pas n’importe laquelle ! « Ici, on a installé la cuisine et on a simplement fait de l’aménagement pour créer une ambiance “brasserie parisienne”. Nous sommes quatre dans cette partie de la rue pour la restauration du midi, chacun dans des registres différents. Les gens nous ont dit que c’est ce qui manquait. Ca change de la pizzeria, de la restauration rapide… Nous avons ainsi la clientèle que nous espérions, de la restauration d’affaires. » Et ça marche ! Le midi, Euralille vient s’installer pour déguster la cuisine de Dorothée. « Tout est fait maison. La frite, c’est de la fraîche. Les sauces sont des sauces maisons, elles ne viennent pas d’un sachet ou d’un pot. Nous tenons à la qualité du produit et à sa présentation. » Michel connaît bien la viande et sait choisir ses morceaux, mais « c’est Dorothée le chef ! C’est son métier, elle a fait l’école hôtelière de Tournai ». Avec leur commis, ils arrivent ainsi à tenir une quarantaine de couverts et les clients apprécient au plus haut point cette cuisine familiale, mais raffinée.
Carte copieuse
La marmite du pêcheur, le pavé au maroilles, la côte à l’os de 500 à 600 g présentée sur planche… La carte est déjà copieuse, mais ils veulent encore la compléter. Si vous désirez goûter cette cuisine, n’oubliez pas que Le Faubourg n’est ouvert que le midi, du lundi au samedi, et fermé le dimanche. Et ne pensez pas qu’en période estivale, il y a moins de monde, c’est exactement le contraire ! • J.-M. S.















