BRUXELLES (AFP) — Bruxelles présentera mercredi des propositions concrètes pour lutter contre l’obésité, en rendant notamment obligatoire l’étiquetage nutritionnel des aliments et boissons consommés par les Européens.
La Commission européenne souhaite que toutes les denrées alimentaires soient munies d’une étiquette apposée à l’avant du paquet et détaillant la présence de 5 nutriments essentiels (énergie, hydrates de carbone incluant le sucre, graisse, sel, acides gras saturés), a indiqué mardi une source européenne.
Cette obligation nouvelle n’empêchera toutefois pas les Etats membres qui le souhaitent d’inscrire d’autres éléments sur le paquet, à un autre endroit.
Bruxelles souhaite aussi rendre obligatoire une information sur l’apport nutritionnel journalier recommandé.
Plus généralement, les caractères d’imprimerie indiquant les ingrédients d’un aliment devront satisfaire à une taille minimum réglementaire.
Attendues depuis des mois avec appréhension par l’industrie agro-alimentaire, ces propositions ont déjà été saluées mardi par l’organisation européenne des consommateurs (Beuc).
“Vu l’accroissement actuel du taux d’obésité en Europe, cette proposition est une opportunité unique de garantir aux consommateurs une information nutritionnelle claire”, a déclaré sa directrice Monique Goyens.
L’organisation estime qu’un “même système d’étiquetage unique à travers l’UE permettrait aux consommateurs de faire des choix plus sains”.
Elle recommande cependant l’utilisation d’un code de couleurs multiples indiquant si la quantité de nutriments essentiels est élevée, moyenne ou faible. Le Beuc préconise aussi un étiquetage nutritionnel plus complet, incluant les protéines et les fibres.
La Confédération européenne de l’industrie agro-alimentaire (CIAA) a de son côté envoyé un communiqué informatif sur son système “volontaire” d’étiquetage nutritionnel, souscrit par de plus en plus de groupes.
Les règles européennes sur l’étiquetage sont aujourd’hui inscrites dans deux textes de loi. L’étiquetage nutritionnel y est facultatif, mais il devient obligatoire lorsque l’étiquette, la présentation ou la publicité vante le contenu nutritionnel d’un produit.















