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Six chefs sur la piste aux étoiles

Si aujourd’hui, quelques-unes (il en reste trois) se sont momentanément éteintes, la commune reste un fleuron de la haute cuisine… et le confirme à travers le succès grandissant du Festival international de la gastronomie qui s’est ouvert, hier, au village.

Parmi des noms prestigieux tels Alain LLorca et Serge Gouloumès, la ville réunit un certain nombre de brillants cuisiniers qui pourraient bien un jour rendre toutes ses étoiles à la commune.

Benoît Dargère (1), jeune chef de 35 ans qui propose une cuisine très personnelle et inventive. Son « Clos Saint-Basile » commence à faire largement parler de lui, malgré la grande discrétion du jeune chef.Dans son joli restaurant, Benoît ose les différences et les inventions.Chercheur du meilleur, ce chef n’a pas fini de nous étonner.

Christophe Dié (2) a débuté comme cuisinier de moines bénédictins puis, il a choisi le compagnonnage, ce qui lui a forgé le caractère.Ensuite, de grands ont marqué un parcours fait de rigueur et d’expérience.Aujourd’hui, chef de « Côté Jardin » à l’Hôtel de Mougins, Christophe est reconnu pour la qualité et la recherche de ses assiettes.

Christophe Ferré (3), 13e lauréat du Trophée de la Cuisine Provençale est un virtuose des saveurs.Ce jeune chef compose d’authentiques symphonies qui conjuguent la qualité du produit, le respect de la tradition et la maîtrise des arrangements aromatiques. Une cuisine passionnée qui fait que le restaurant « L’Amandier » reste l’un des fleurons du Village.

Laurent Godano (4), préside aux fourneaux du « Park » depuis 2006.Un parcours brillant lui aura permis d’acquérir un doigté très personnel.Déterminé à gagner des étoiles, il apporte à la carte une dimension résolument gastronomique.Une cuisine recherchée tout en restant d’une déconcertante simplicité.

Des aînés toujours au top

Didier Chouteau (5), pionnier du « Feu Follet », aura traversé toutes les époques de cet établissement qui, malgré les orages, garde une excellente réputation grâce à la qualité de l’assiette.Une carte délicate aux saveurs étonnantes et subtiles.Une présentation toute en élégance fait, de ce chef peu médiatisé, un artiste aux mains d’or.Le plus mature d’entre-eux est certainement

Francis Cardillac (6), (trois fois une Etoile au Michelin) du restaurant « Le 175 ».Fort d’une belle expérience, Francis a su jongler entre la belle gastronomie traditionnelle et la modernité.Sa cuisine est à son image, chaleureuse et bon enfant. L’homme est généreux et sa cuisine s’en ressent. Il aime à faire plaisir et ne s’en prive pas !Ce qui prouve que la gastronomie typiquement mouginoise a encore de beaux jours devant elle !Retrouvez les infos pratiques et le programme du jour.

Nussbaum Nelly

Algérie – Haro sur les livres de cuisine et les sites d’art culinaire

Ancrée dans les mœurs, la recherche de nouveautés en matière de cuisine durant le mois de ramadhan, tient toujours chez les Algériens le haut du pavé. L’espace d’un mois, hommes et femmes partagent souvent un seul hobby, un seul intérêt : l’art culinaire. Un penchant qui n’a pas échappé aux éditeurs des livres de cuisine et aux libraires qui n’ont pas manqué d’achalander leurs rayons en mettant ces publications bien en évidence.

Même les vendeurs informels se sont mis de la partie en envahissant les places commerçantes des villes où ils exposent à même le sol les manuels. Désormais, les livres de cuisine font largement office de vrais initiateurs en matière de gastronomie, détrônant, ainsi, les habitudes ancestrales consistant à perpétuer l’héritage culinaire familiale de manière orale. «Il y a un grand engouement de la part des adeptes de l’art culinaire pour les livres de cuisine», souligne Fateh, un jeune commerçant qui étale à même le sol les manuels de recettes diverses et riches, au marché de Boumaâti à El Harrach.

Ainsi la cuisine algérienne, très variée, est mise en évidence par des professionnels de l’art culinaire qui exposent la splendeur de la gastronomie nationale, son originalité, sa simplicité. Ce penchant pour ce type de livres connaît un accroissement en ce mois. Au niveau des marchés des quartiers d’Alger comme Bachdjerrah, place des Martyrs et Belcourt, la demande est accrue. Un seul dénominateur commun anime ces femmes : la recherche de nouvelles recettes pour faire plaisir aux papilles et pourquoi pas impressionner son entourage.

Nadia, une jeune de 24 ans, affirme avoir l’embarras du choix devant le lot des livres culinaires qui proposent d’innombrables recettes. «Plats traditionnels, modernes, déserts, bourek, salades, je ne sais vraiment pas quoi choisir. Pour l’instant je me contente du livre sur les plats traditionnels et les salades». Lamia, fin gourmet, affirme de son côté son inclination pour tout ce qui est nouveauté. «Aujourd’hui, les livres de cuisine m’aident à préparer des plats réussis et à aider ma mère, notamment en ce mois sacré.»

D’autres femmes consentent à dire que ces livres leur épargnent l’embarras de chercher comment satisfaire les papilles des siens. Côté prix, un commerçant affirme que leur coût est abordable pour toutes les bourses et varie entre 100 et 350 DA. Face à ces femmes qui achètent des livres, d’autres préfèrent consulter le Net. Rien n’est laissé au hasard et chaque moteur de recherche est traqué par les adeptes de l’art culinaire dans toute sa dimension.

Synthèse de l’article – Equipe Algerie-Monde.com

D’apres Horizons-dz.com. Par Souhila H. Le 19 Septembre 2008.

Tokyo, capitale culinaire du monde?

Paris vaut encore la peine si vous avez plein d’argent et que vous recherchez le nec plus ultra. Mais c’est plutôt à Tokyo que les choses se passent en matière de gastronomie, du moins si l’on en croit les Français qui suivent ces tendances.

Lorsque le vénérable Guide Michelin a publié la première édition de son guide consacré à la ville de Tokyo, il était si élogieux qu’on aurait dit un communiqué de presse pour l’Association des restaurants du Japon. Sa conclusion: Tokyo est la capitale culinaire du monde.

Mais l’est-elle réellement?

Voici ce qu’on a dit chez Michelin: «Tokyo est une étoile brillante dans le monde de la cuisine», a déclaré le directeur des guides Michelin, Jean-Luc Naret, peu après la parution de l’édition sur Tokyo, en novembre dernier.
«Nous avons trouvé que les restaurants de la ville étaient excellents, qu’ils utilisaient les meilleurs produits, des talents culinaires et une tradition transmise de génération en génération que perfectionnent encore les chefs d’aujourd’hui.»

Le Guide Michelin de Tokyo a accordé pas moins de 191 étoiles à 150 restaurants de la capitale nippone, un nombre record d’étoiles jamais accordées à une ville. Auparavant, c’était Paris, avec 65 étoiles, qui en détenait le plus grand nombre. Huit restaurants à Tokyo – trois français, deux bars à sushi et trois restaurants japonais traditionnels – ont reçu la plus haute distinction des 3 étoiles.

Paris peut toujours se targuer d’avoir le plus grand nombre de restaurants avec trois étoiles, soit 10. New York n’en a que trois.

Une annonce en or pour Tokyo
L’annonce est une réelle aubaine pour le Japon, qui essaie depuis des années de redonner du lustre à une industrie touristique qui souffre des prix notoirement élevés du pays et d’une féroce concurrence d’attractions touristiques tout près de chez elle, notamment les légendaires quartiers commerçants de Hong Kong, les plages de Thaïlande et la ville de Shanghai, en train de s’imposer rapidement comme l’un des paysages urbains les plus intéressants d’Asie.

Les Japonais ont également vu dans les critiques élogieuses de Michelin, qui ont fait la manchette des journaux et ont été reprises dans tous les journaux télévisés, une confirmation de la valeur de quelque chose qu’ils considèrent comme une source de fierté nationale – leur maîtrise du sushi, du poisson cru et de tous les autres éléments subtils de la cuisine indigène du Japon.

Le Guide s’est vendu à 120 000 exemplaires en trois jours à peine.

C’était un honneur durement gagné pour Tokyo.

Le classement a été établi par une équipe de trois inspecteurs européens et deux inspecteurs japonais, qui ont passé une année et demie à visiter incognito 1 500 des quelque 160 000 restaurants recensés à Tokyo, selon Michelin. Le Guide note les restaurants selon l’excellence de la cuisine, du service, du cadre et de la tenue de l’établissement.

Scepticisme
Mais le battage médiatique autour du Guide Michelin a été accueilli avec beaucoup de scepticisme, surtout de la part des autres critiques.

Un choix particulièrement controversé a été celui d’un bar à sushi qui – bien qu’il figure sur à peu près toutes les listes pour sa qualité – est situé dans un sous-sol, est exigu même selon les normes tokyoïtes et partage ses toilettes avec d’autres locataires de l’immeuble. L’ambiance, semble-t-il, est une chose bien subjective.

Certains concurrents de Michelin disent que c’est toute la démarche de Michelin qui pose de sérieux problèmes. Pourquoi, par exemple, trouve-t-on autant de restaurants français parmi les trois-étoiles de Tokyo? Pourquoi n’y a-t-il aucun chinois, aucun italien, aucun palais de tofu?

«Il y a de nombreuses villes formidables dans le monde, a dit Tim Zagat, le fondateur des guides Zagat, à l’agence Associated Press. Tokyo est un excellent endroit pour manger. Mais Paris aussi est un excellent endroit pour manger. Rome l’est aussi.»

La question, dit-il, est de savoir si Tokyo est mieux. «Je ne pense pas qu’il soit utile de faire ce genre d’affirmation, estime Tim Zagat. Tokyo a les meilleurs sushis au monde. Mais, on ne trouve pas autant de diversité que dans les autres villes, et ce, de loin.»

Une cuisine délicieuse
Il ne fait aucun doute que le milieu de la restauration de Tokyo – le pays du «Chef de fer» – est exceptionnellement bien développé.

Selon Tim Zagat, il y a de nombreuses raisons à cela, le fait que les Japonais aiment bien manger, qu’ils ont de l’argent à y consacrer et que leur cuisine indigène est hautement raffinée et accorde une grande importance à la tradition, à la fraîcheur et à l’harmonie naturelle des ingrédients, n’étant pas les moindres.

Mais il y a une autre raison, cependant, à savoir qu’il n’est souvent pas question de recevoir chez soi, surtout pour les dîners d’affaires. Les logements sont toujours relativement exigus et souvent situés loin du centre-ville. C’est ce qui a favorisé le développement des restaurants qui vont des bistros de quartier à des secteurs entiers de la ville qui sont entièrement consacrés au divertissement après les heures de travail.

Yasuo Terui, rédacteur en chef du guide Tokyo Ii Mise, Umai Mise (Bon restaurant, délicieux restaurant à Tokyo), édité depuis 1967, également très critique du Guide Michelin, estime que Michelin n’a fait qu’effleurer la surface des richesses culinaires de Tokyo.

«Je ne crois pas que le Michelin connaisse quoi que ce soit du Japon», dit-il.

Il est toutefois d’accord pour reconnaître que Tokyo est le meilleur endroit au monde pour manger.

«Je crois que nous pouvons l’appeler la capitale culinaire du monde, dit-il. Quelle que soit la cuisine que vous essayez, il est difficile de vous tromper à Tokyo.»

Yasuo Terui attribue une partie du succès de Tokyo à l’émergence d’une génération de chefs japonais qui ont étudié la cuisine italienne, française, chinoise et autres cuisines du monde, et qui s’efforcent d’être créatifs en les mêlant à la cuisine japonaise traditionnelle.

Toutefois, ajoute-t-il, les guides ont des limites – il y a forcément de bons endroits que l’on oublie.

«On trouve de nombreux endroits dont on ne parle pas et où l’on mange bien quand on voyage en Europe, surtout dans les campagnes, remarque-t-il. Je suis sûr que c’est pareil au Japon.»

Mari Yamaguchi a contribué à la rédaction de cet article.
Associated Press – AP
Photos:  AP/Shizuo Kambayashi

3èmes rencontres sciences art et cuisine

Les 3èmes Rencontres Sciences, Art et Cuisine ont conduit cette année les lauréats à créer des préparations culinaires et artistiques sur le thème de la bouchée en s’appuyant sur des techniques artistiques comme les laques, glacis, vernis, effets de transparence.
Maquereau verni au safran, glacis de canard au romarin, giboulée d’Afrique, poireau diaphane sur étendoir, bouchée à cueillir au gré du vent, fruits rouges effervescents, vitraux pailletés sont quelques unes des merveilleuses créations des lauréats.
Vos papilles s’emballent ?
Venez vous régaler les yeux lors d’une présentation le 4 avril à l’AgroParisTech de 14h3O à 17h environ, 16 rue Claude Bernard, 75005 Paris.

Hervé This et Pierre Gagnaire nous feront l’amitié de leur présence.
Serez-vous des nôtres ?
Le nombre de places étant limité, merci de bien vouloir confirmer votre présence par email avant le 21 mars.

redaction@sciencesetgastronomie.com

 

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