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Des mamies offrent leurs recettes aux jeunes toques

Des élèves de l’école du goût ont participé à un atelier inter-générationnel avec cinq résidentes de Jules-Lasalle.

Fondée il y a sept ans à l’institution Saint-Pierre, l’école du goût est, avant tout, une excellente manière pour les élèves de s’initier aux joies de la cuisine. Encadré par Miguel Mabille, chef cuistot de la centrale de restauration, cet atelier s’implante depuis un an, le temps d’une journée, à la résidence Jules-Lassalle pour une rencontre inter-générationnelle. Cinq résidentes ont ainsi accueilli cinq jeunes chez elles afin de décliner une recette de leur choix. Le thème choisi cette année est la tarte. Justine a ainsi cuisiné une tarte aux abricots et aux pêches de Mme Denismal, Xavier une tarte aux poires façon gâteau de Mme Descamps, Kevin une tarte à l’omelette selon une idée de Mme Charron et Quentin a composé une tarte aux pommes, d’après une recette de Mme Cler. Présentés devant un jury composé d’une dizaine de personnes, les différents mets ont naturellement été dégustés. Après délibérations, l’assemblée a décerné le premier prix à Marie qui a composé une tarte aux prunes et aux mirabelles selon une idée de Mme Herman. •

Reprise le mercredi 10 septembre. Frais : 25 E par an. Tél : : 03 27 60 36 06. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Fourmies/2008/08/30/article_des-mamies-offrent-leurs-recettes-aux-je.shtml

Jean-Luc Germond, ambassadeur du goût

Président du club des Tables gourmandes de Lille Métropole, Jean-Luc Germond, le chef du restaurant Le Sébastopol, doit parfois accepter d’être aspiré hors de son tablier. Le mois dernier, le maître cuisinier de France Germond a compté parmi les personnalités entendues par la commission des affaires culturelles du Sénat. But : obtenir l’inscription de la gastronomie française au patrimoine immatériel de l’UNESCO. En exclusivité, il offre deux recettes aux lecteurs de « La Voix du Nord » dans notre série d’articles consacrés, cet été, aux grandes tables lilloises.
Comment aborder un homme qui se définit lui-même comme « un fou furieux de la nature » ? Le patron du Sébastopol n’a pas vraiment à rougir de son CV. Une étoile au guide Michelin, deux au Bottin gourmand. Une note de 15 au Gault-et-Millau et une autre de 14,5 au Champerard. La recette est peut-être à trouver dans un constat. Savoir s’éloigner de ses fourneaux pour, justement, réussir sa cuisine. «

Il faut toujours être à l’affût du produit nouveau », sourit le cuisinier de l’ex-Flambard (deux étoiles au Michelin). Ces jours-ci, les pépites se nomment « pêches de vigne, homards, gros turbots, cocos de Paimpol(une catégorie de petits haricots blancs), groseilles Croque-poux ». Adepte de la «  pêche à la source », Jean-Luc Germond consacre donc ses vacances à rencontrer des cultivateurs, des bergers, des vignerons, des producteurs de fromage… « Il ne faut jamais jouer avec le produit, met en garde le patron du Sébastopol, l’index dressé. Quand je sers du homard, c’est du bleu des côtes françaises, pas du canadien ! »

Démocratie culinaire Il y a les mots qui mettent en bouche. Il existe aussi ceux que l’on recrache. Pour Jean-Luc Germond, gastronomie et élitisme ne sauraient faire bon ménage. « Ici, le client trouvera un menu complet à 50 E, soir et week-end compris, se réjouit l’hôte de la place Sébastopol. L’envie de bien manger, on peut l’avoir à 20 ans. Ça ne doit pas être réservé aux vieux. Les cuisiniers se battent pour que les gens poussent leurs portes, insiste le maître cuisinier de France. Les jeunes couples viennent chez nous car ils savent qu’ils auront accès à l’excellence. » Et Jean-Luc Germond est fier de souligner qu’il fait «  partie de ces chefs qui ont fait tomber des barrières ». L’été ? Tout simplement une occasion de préparer des plats plus colorés. « On fait entrer des intrus dans la cuisine », annonce, à la fois intrigant et malicieux, un «  fou furieux » au grand sourire. •

LAKHDAR BELAÏD

PHOTO ALEXIS CHRISTIAEN
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2008/07/17/article_jean-luc-germond-ambassadeur-du-gout.shtml

Région et département : une cuisine au goût amer

Deux ans d’études et 170 000 dépensés pour le projet d’une nouvelle cuisine centrale. Le revirement du conseil général risque de coûter cher.

LE DÉPARTEMENT s’est retiré du projet de reconstruction de la cuisine centrale de Nogent-sur-Oise, qui prépare chaque jour 3 000 repas. Le programme était né, en 2004, d’un rapport défavorable de la Direction des services vétérinaires concernant les cuisines implantées dans le lycée Marie-Curie. « Il y avait d’importants travaux à faire, le bricolage aurait coûté une fortune », explique Frédéric Fillion, vice-président du conseil régional chargé des lycées.

« J’ai donc proposé au conseil général de construire avec nous une nouvelle unité de production hors les murs. »

La moitié des repas confectionnés quotidiennement dans le lycée sont en effet répartis dans les sept collèges du Bassin creillois. Un financement commun des deux collectivités territoriales paraît donc logique. Les plans d’un nouveau bâtiment à 3,4 millions d’euros sont donc élaborés dans le consensus. Il ne restait plus qu’à lancer le chantier lorsque les élus du département ont soudainement décidé de quitter le comité de pilotage du projet.

Le département invoque des questions de modes alimentaires

« Ils nous laissent avec deux ans de préparation foutus en l’air et l’obligation pour nous de faire des travaux dans l’urgence car la cuisine centrale Marie-Curie n’est plus du tout aux normes ! » regrette Frédéric Fillion. Un total de 170 000 € a déjà été dépensé dans des études qui, du coup, ne servent plus à rien. Car la région a dû revoir entièrement sa copie. Il est maintenant prévu de se contenter de rénover la cuisine existante pour nourrir les 1 500 lycéens scolarisés sur place.

Avec l’évolution des normes, la réhabilitation coûtera quasiment aussi cher que la construction d’une cuisine centrale telle qu’elle avait été décidée en 2005. La raison officielle de ce changement de cap ? Un simple problème de régime, d’après le département. « Les modes alimentaires des collégiens ne sont pas semblables à ceux des lycéens qui aiment manger sur le pouce », estime Alain Blanchard, vice-président du conseil général en charge de l’éducation et de la jeunesse. Le département annonce son intention de construire sa propre cuisine centrale « dans les quatre ans ». La nouvelle structure, basée quelque part dans l’agglomération creilloise, serait capable d’alimenter les cantines des treize collèges du sud de l’Oise. Mais en attendant, on peut se demander comment le département va remplir les assiettes des collégiens. La région prévoit en effet de fermer sa cuisine centrale Marie-Curie en septembre 2009, pour un minimum de dix-huit mois de travaux. Le lycée de Nogent-sur-Oise sera alimenté par la cuisine du lycée de Chantilly. Mais le conseil régional n’a pas l’intention de faire des efforts pour venir en aide au département, responsable des collèges. Ennuyé, le conseil général a demandé à la région de retarder ses travaux jusqu’à 2010, pour avoir le temps de construire sa propre cuisine.

« C’est hors de question, ils n’ont qu’à assumer leurs responsabilités, assène Frédéric Fillion. La cuisine de Chantilly servira en priorité ses propres élèves et ceux de Marie-Curie, elle ne peut pas faire plus car elle a besoin également d’être rénovée. »

source: http://www.leparisien.fr

 

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