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Un chef de Crissier aux JO de la Cuisine

Franck Giovannini, sous-chef de Philippe Rochat, a décroché au début du mois à Berne le Cuisinier d’Or, sésame suisse qui va lui permettre de participer à la finale européenne du Bocuse d’Or, cette olympiade de la haute cuisine. Portrait

Un défi pur. Il l’a fait «pour le défi». Parce que c’est «hyperpassionnant de mettre au point des plats aussi sophistiqués. Créer des ébauches d’assiettes et de dressages, des esquisses de chefs-d’œuvre éphémères, et puis voir la chose avancer, prendre forme, semaine après semaine, mois après mois». Ainsi parlait en substance Franck Giovannini, tout frais vainqueur du Cuisinier d’Or 2010 au Kursaal de Berne, le 1er mars dernier. Un sésame suisse qui lui ouvre la sélection européenne du Bocuse d’Or, organisée en juin prochain à Genève, avant peut-être d’aller défendre la Suisse au Bocuse d’Or mondial, à Lyon en 2011.

Un défi et une ascèse. Pour laquelle il a abandonné, ces six derniers mois, l’essentiel de ses congés et ses rares pauses de cuisinier de trois-étoiles, un peu de sérénité et une quinzaine de kilos. Reste un gars brun au regard noisette vaguement étonné, au teint un peu trop pâle blêmi par le néon des cuisines et la surchauffe des coups de feu.

Un faux calme, ce Franck Giovannini. Un gars de Tramelan au débit haché de stress, au parcours global suprêmement atypique, entamé comme apprenti dans d’obscures cuisines du Nord vaudois, avant de prendre son envol vers plusieurs enseignes étoilées issues de la galaxie Girardet: Apples-Vancouver-New York, 5 th Avenue-Boston-Crissier.

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Un signe? Son premier job de commis à l’Hôtel de Ville d’Yvonand, avant de se retrouver, vingt ans plus tard, sous-chef de l’enseigne homonyme de Crissier, chez Philippe Rochat, une des deux tables triplement étoilées au Michelin suisse.

Tout ça pour dire qu’il était ému, Franck, à en avoir «des frissons», à coiffer un peu trop vite sa toque de travers, après avoir courbé le chef pour recevoir sa médaille d’or, lundi dernier, sous les applaudissements des 1500 spectateurs du Kursaal. Pour dire aussi que Benoît Violier, Meilleur Ouvrier de France et chef du même Rochat, qui le rappela à l’issue de son ultime périple états-unien, lui avait mis «le pied à l’étrier» – étant lui-même un familier, un «addict» de tels concours: Escoffier, Taittinger, Montagné plus quelques autres. Là-dessus, Franck participa une première fois au biennal Bocuse d’Or, en 2007, prouvant à la gastronomie globale avec sa médaille de bronze que l’Helvétie n’avait rien d’une lanterne. Avant de remporter, en 2009, le trophée des disciples d’Escoffier.

Julie & Julia : jouir de la bouffe

Le cinéma et l’art culinaire ont souvent fait bon ménage. Qui n’a pas salivé à la vue du repas somptueux du Festin de Babette? Des plats extravagants que préparait un père aimant dans Eat Drink Man Woman? Cette dimension – le plaisir des sens – est, curieusement, plutôt absente de la vision qu’offre la réalisatrice Nora Ephron (Sleepless in Seattle, You’ve Got Mail) de la vie de Julia Child. Évidemment, la prêtresse de la fine cuisine française en Amérique est présentée ici comme une jouisseuse, une obsédée de la bouffe dont l’esprit semble constamment occupé par le prochain repas à déguster. Mais son rapport avec la nourriture, dans la fabrication des plats, n’est pas rendu de façon aussi convaincante, ni «poétique».

Lire la suite de l’article : http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/9022-ijulie-juliai-jouir-de-la-bouffe.html

Marc-André Lussier

Julie & Julia Une légende dans la peau d’une légende

À l’âge de 10 ans, Meryl Streep n’avait encore jamais vu une pomme de terre de sa vie!

«La devise de ma mère était “Si ce n’est pas prêt en 20 minutes, ce n’est pas un repas!”» raconte l’une des actrices les plus décorées de la planète dans une chambre du Ritz-Carlton de New York. La grâce de l’actrice est telle que même le plus cynique des journalistes ne pourrait s’empêcher de rougir devant Meryl Streep.

«Je me souviens d’être allée dans la maison d’une petite voisine un jour. Elle et sa mère étaient à la table et avaient à la main des objets de la grosseur d’une balle de tennis, explique l’actrice. Elle m’a dit : “Nous préparons de la purée de pommes de terre” et je lui ai répondu : “Qu’est-ce que tu veux dire? La purée, ça vient dans des boîtes !” Je n’avais jamais vu une pomme de terre auparavant!»

Même si sa mère n’était pas ce qu’on peut appeler une pro de la cuisine, Meryl Streep s’est inspirée d’elle pour incarner la célèbre cuisinière Julia Child dans le film Julie & Julia, de Nora Ephron, présentement à l’affiche. «Je jouais Julia Child, mais en réalité je jouais beaucoup ma mère, qui avait la même joie de vivre, indique Streep. Toute ma vie, j’ai voulu être comme ma mère. Avec ce rôle, je lui rends hommage et je rends hommage à son esprit.»

«Julia Streep»
S’il s’agit du deuxième film où Meryl Streep partage la vedette avec Amy Adams, après Doubt l’an dernier, les deux actrices ne partagent aucune scène dans le film qui établit un parallèle entre la chef cuisinière qui a popularisé la cuisine française et la blogueuse qui s’est donné le mandat de réaliser toutes les recettes du best-seller de Julia Child.

Tout comme Child, Meryl Streep a eu du mal à embrasser sa vocation au départ. Elle n’arrivait pas à se considérer comme une actrice. «Mon défi était de m’engager dans ce métier, avoue Streep, qui ajoute qu’elle a pensé consacrer sa vie aux causes environnementales. Au départ, je trouvais que le jeu était un peu futile, même si j’y prenais beaucoup de plaisir. Mais on a besoin d’art autant que de nourriture.»


Tout le monde aime Meryl Streep!
Les collègues de Meryl Streep parlent de leur amour pour l’actrice de 60 ans.

«Comme bien des gens, moi aussi je suis en amour avec Meryl Streep depuis plusieurs années.»
–Stanley Tucci, qui joue le mari de Julia Child, Paul.

«Meryl était tout en haut de ma liste. Je l’ai rencontrée alors que je commençais l’écriture du film, et elle s’est immédiatement lancée dans une imitation parfaite de Julia Child.»
– La réalisatrice du film, Nora Ephron.

«C’est Meryl, alors tu sais au départ que ça va être fantastique. Même si j’avais travaillé avec elle avant et si je connaissais son talent et son éthique de travail, j’ai encore été renversée par ce qu’elle a apporté au personnage de Julia Child.»
– Amy Adams


Auteur de l’article :

HEIDI PATALANO
METRO WORLD NEWS
10 août 2009 00:03

http://www.journalmetro.com/culture/article/278631

Acras de morue-Recettes antillaises : une cuisine colorée pour l’été

 

 

L’été, les recettes antillaises trouvent leur place sur de nombreuses tables. A l’heure de l’apéritif, on adore picorer quelques accras de poisson… ou des gambas relevées et colorées. Avec cette série de recettes, apprenez à préparer de bons petits plats à l’antillaise, moins épicés et longs à cuisiner que ce que l’on pense.

Ingrédients

150 g de morue en filets
3 oignons frais
2 gousses d’ail
1/2 bouquet de ciboulette
1 feuille de laurier
1/2 cuil. à soupe de harissa en tube 
un bain de friture

pour la pâte à beignets

200 g de farine
2 oeufs
15 cl de lait
40 g de beurre
1 cuil. à café de levure alsacienne
sel

Préparation

Faites dessaler la morue dans un saladier d’eau froide pendant 6 h, en changeant l’eau deux ou trois fois.
Faites-la pocher pendant 10 min dans de l’eau additionnée de la feuille de laurier. Egouttez-la. Emiettez-la à la fourchette.
Pelez et hachez l’ail et les oignons. Emincez la ciboulette. Chauffez légèrement le beurre pour le faire fondre.
Versez la farine, la levure, le sel et les oeufs dans un saladier. Salez. Mélangez bien. Ajoutez le beurre fondu. Incorporez le lait progressivement.
Lorsque la pâte est lisse, ajoutez la morue émiettée, l’ail et l’oignon hachés, la ciboulette émincée et la harissa. Couvrez le saladier et laissez la pâte reposer pendant 1 h.
Chauffez le bain de friture. Quand il est à bonne température (175 °C pour les friteuses électriques), prélevez un peu de pâte avec une cuillère et plongez-la dans l’huile chaude. Faites cuire et dorer cinq ou six beignets en même temps, en les retournant à mi-cuisson.
Egouttez-les et déposez-les au fur et à mesure sur du papier absorbant. Servez chaud en entrée ou à l’apéritif.

par Géraldine Boyer, 30 Juillet 2009

 

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