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Le plaisir de cuisiner est de retour

Alimentation et santé (réalisé en partenariat par le CERIN) | CERIN | Avril 2009
La crise a des effets sur les comportements alimentaires. Après l’engouement pour la cuisine loisir, c’est le souci de faire des économies qui redonne envie de cuisiner. Avec la perspective d’un retour aux ” valeurs de base ” de l’alimentation, un peu malmenées ou oubliées…

Depuis une quinzaine d’années, les cours et stages de cuisine. Les ouvrages de cuisine facile. Les émissions télévisées se multiplient. En quelques clics, les internautes peuvent accéder aux recettes culinaires du monde entier… Alors que le temps consacré aux repas et à leur préparation a diminué au profit d’activités ludiques ou culturelles, la cuisine comme loisir suscite chez certains une véritable passion. Après le bricolage et le jardinage, la cuisine devient un loisir valorisé, du moins dans les catégories aisées de la population. Beaucoup de Français souhaiteraient d’ailleurs aujourd’hui qu’on apprenne à cuisiner à l’école. Ce sont souvent les plus âgés, qui constatent la perte du savoir-faire et de la transmission. Tous continuent bien sûr à demander que les jeunes générations apprennent les règles d’hygiène alimentaire, l’alimentation équilibrée, le goût et la diversité des produits. Mais nombreux sont ceux qui voudraient aussi que l’on se préoccupe de la technique elle-même : l’apprentissage de la cuisine !
Pourtant, pour certaines catégories de la population, la cuisine reste une corvée. Les 15-24 ans ont comme objectif d’y consacrer le moins de temps possible. Les plus défavorisés, pour d’autres raisons encore et faute d’éducation spécifique, se sont détournés de l’acte de cuisiner et sacrifient beaucoup au ” tout prêt “.
Depuis un an toutefois, la hausse des prix ralentit les achats de produits alimentaires transformés comme les plats préparés, les soupes en boîtes ou les salades en sachets… Les enquêtes du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) révèlent que dans un contexte économique difficile le savoir-faire culinaire est de plus en plus recherché. Pour les foyers les plus modestes, ce serait un moyen efficace de faire des économies. Pour d’autres, ce serait simplement un moyen de mieux manger, d’apprendre à faire de bons choix alimentaires. Parfois aussi, un moyen d’y voir clair et de dissiper l’inquiétude liée aux messages nutritionnels contradictoires diffusés par les médias. Et enfin un moyen d’entretenir la convivialité. Les invitations ” chez soi ” sont en progression et se répandent dans toutes les classes de la société. Ainsi se dessine, pour des raisons diverses, un retour au plaisir de cuisiner. La dimension plaisir de l’alimentation, d’ailleurs, tend à redevenir centrale, tandis que la dimension santé est un peu en recul… (Nutrinews hebdo)

Consommation et modes de vie n° 217 (Crédoc). ” Le retour du plaisir de cuisiner “, par Pascale Hébel.
 http://www.la-cuisine-collective.fr/dossier/cerin/articles.asp?id=353

La cuisine végétalienne: Retour aux sources

Les carnivores n’ont qu’à bien se tenir: le chef Mike Makhan du restaurant Aux Vivres nous initie à la cuisine végétalienne.
 
Après le marathon de festivités tout juste traversé, la dernière chose dont on a envie est bien de se rendre dans un restaurant et de s’attabler devant un faste repas. Or, Aux Vivres n’est pas le genre d’endroit duquel on ressort avec cette impression de lourdeur affublant l’estomac, et ce, grâce à un détail plutôt vivifiant: aucun produit animal ne figure au menu. Aucune trace de viande, d’oeuf, de laitage ni même de miel n’entre dans la composition des mets préparés ici. Selon les principes de la cuisine végétalienne (et non végétarienne, qui permet la consommation de quelques produits d’origine animale), seuls des ingrédients végétaux sont admis dans les cuisines de cet établissement établi sur le boulevard Saint-Laurent à la jonction du Plateau et du Mile-End. Tous sont aussi issus de cultures biologiques, il va sans dire.DES GOÛTS ET DES SAVEURSEnnuyante, la cuisine végétalienne? Pas du tout! Parmi les classiques d’Aux Vivres, on retrouve par exemple un sandwich BLT où de la noix de coco fumée remplace le bacon, une pizza concoctée à partir de fromage de tofu et d’une sauce de tomates séchées, un burger où la tête d’un généreux champignon portobello, mariné et grillé, fait office de boulette et des tartinades, tel un beurre à base d’huile de sésame. Et, contrairement à une pratique courante, on ne camoufle pas la présence de tofu ou de tempeh (pain de fèves de soya cuites et fermentées) en les faisant ressembler le plus possible à de la viande.

De par leurs influences d’ici et d’ailleurs, les recettes proposées transportent les clients vers le Mexique, la Thaïlande et l’Inde. “Quand on observe la population mondiale, on se rend compte qu’il y a très peu de cultures aussi carnivores que la nôtre. La plupart des populations, tels les Chinois et les Indiens, ont une alimentation où dominent depuis des millénaires des aliments comme les légumes, les légumineuses et les céréales et où les protéines complètes sont fournies autrement que par de la viande”, rappelle Mike Makhan, chef et propriétaire du restaurant.

CUISINE DE RÉSISTANCE

Pour ce jeune homme qui applique à son propre mode de vie les préceptes du végétalisme depuis une dizaine d’années, cette façon de s’alimenter consiste d’abord en un geste de résistance politique. Il déplore surtout qu’en général les humains soient de moins en moins connectés à la nature première de ce qu’ils mangent. “Ce n’est pas tant le fait de consommer de la viande qui me dérange, mais plutôt la façon dont elle est produite, c’est-à-dire en ne respectant ni l’animal ni l’environnement. Plus la nourriture est transformée, plus les gens oublient la provenance des aliments. Et parce qu’ils n’ont plus cette notion d’origine de la vie en tête, ils sont prêts à acheter n’importe quoi au prix le plus bas.”

Si certains prennent cette avenue par conscience sociale, d’autres la choisissent par pur souci de santé, car il est scientifiquement établi que les végétaliens ne souffrent pas de problèmes cardiovasculaires. “Je ne dirai jamais que de manger de la viande est une mauvaise chose en soi, avance-t-il en conclusion, mais je dirais qu’il faut au moins s’ouvrir l’esprit aux autres possibilités.”
Aux Vivres
4631, boulevard Saint-Laurent
Tél.: 514 842-3479
RECETTE /

Nouilles piquantes au bok choy et tofu
(repas léger pour deux personnes)

INGRÉDIENTS

-Vermicelles de haricots en quantité suffisante (ces nouilles sont plus légères que les nouilles de riz ou de blé et sont en vente dans les épiceries asiatiques)
-2 tasses de bok-choy lavé et coupé en morceaux (peut être remplacé par des champignons, du brocoli ou tout autre légume qui vous fait craquer)
-Le quart d’un bloc de tofu

Pour la sauce:

-1 c. à table de sirop d’érable
-1 c. à table de sauce tamari
-1 c. à table de gingembre frais râpé
-1 c. à thé d’huile de sésame frais
-2 c. à table d’huile de tournesol
-2 c. à table d’eau
-1 c. à table de vinaigre de riz
-La moitié d’un piment chili haché finement
(Conseil: doubler la recette de cette sauce pour l’utiliser comme vinaigrette sur une salade… délicieux!)

PRÉPARATION

-Passer au mélangeur tous les ingrédients de la sauce pendant environ 1 minute.
-Trancher le tofu et le faire mariner 5 minutes dans une partie de la sauce.
-Blanchir les bok-choy une minute dans l’eau bouillante, puis les réserver en conservant l’eau de cuisson et en la faisant bouillir à nouveau.
-Faire bouillir les nouilles pendant 2 minutes.
-Égoutter et rincer à l’eau froide.
-Faire sauter les morceaux de tofu mariné jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.
-Mélanger les nouilles, la sauce, le tofu et les légumes et servir avec des feuilles de coriandre ou de basilic et des graines de sésame grillées.

source: http://www.voir.ca

 

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